Depuis l’annonce de leur tournée européenne et après des semaines de patience, le jour J est arrivé ! Je termine les tous derniers préparatifs, je jette encore un petit coup d’œil sur Mappy pour l’itinéraire gare/hôtel/Rockstore et je pars de chez moi suffisamment à l’avance pour ne pas rater mon train. Dix minutes plus tard et me voici à la gare Part Dieu. Sans plus attendre, je me rends sur le quai de départ. Une fois le TGV présent, je monte et rejoins la place qui m’est réservée. Un gars avait très aisément posé ses affaires sur mon siège. Alors quand je lui sors « excusez-moi, c’est ma place », il retire ses gros sacs sans dire un mot mais avec un air de dire qu’est ce qu’elle a à me faire chier ?
Bref. Je patiente jusqu’à l’heure du départ mais cela semble se faire attendre ! Des voyageurs retardataires se font désirer au point que ça finit par agacer les agents de la SNCF : l’un d’entre eux fait des grimaces chaque fois qu’un voyageur en retard se pointe. Bon certes c’est le weekend prolongé pour certains et les vacances pour d’autres, il n’empêche que c’est un minimum de respecter l’horaire du billet afin de ne point perturber la logistique des trains. C’est finalement avec près de vingt minutes de retard que nous partons à destination de Montpellier avec des arrêts à Valence et Nîmes. Le trajet s’effectue sans encombre à ceci près que lorsque vous aspirez à un petit somme, cela relève du miracle quand une gosse de 3 ou 4 ans demande sans cesse à son père on arrive quand ? Le pauvre tente comme il peut de la calmer, en vain.
Gare Saint Roch, enfin !
Il est 14H lorsque j’arrive à destination. Machinalement et ne connaissant pas les lieux, je suis les autres voyageurs jusqu’à la sortie. Une fois dehors, une chape de plomb s’écroule sur moi. Le soleil est bel est bien présent avec une très légère brise ici et là. C’est presque aussi étouffant qu’à Lyon en pleine canicule !
Je me « pose » quelques instants avant de partir à la recherche de l’hôtel. Pour ce faire, je prends une partie du plan en photo histoire d’être sûre d’arriver à bon port. Ma pause terminée, je repère aux noms des rues alentours la direction à prendre. C’est ainsi que ma « petite promenade » m’amène à l’hôtel au bout d’une demi heure ! Il se trouve que même si j’étais dans la bonne direction, j’ai réussis à me retrouver à la fin de l’avenue du Pont Juvenal alors que l’hôtel se situe au début de cette même rue…L’essentiel est que je sois bien arrivée ! Après les formalités habituelles, je prends possession de la chambre qui est loin d’être d’un grand standing mais assez confortable pour ma part. Je profite du temps imparti avant l’ouverture des portes du Rockstore pour me reposer (d’ailleurs j’ai bien failli m’endormir !). Entretemps, je reçois un coup de fil de papa : il avait oublié que je suis à Montpellier ce weekend, pensant que j’étais soit au boulot ou soit chez moi. Je décide de sortir de ma somnolence vers 17H. Je prends mon temps pour réunir ce dont j’ai besoin pour le concert, puis direction la salle.
« Ca permet de rencontrer des gens un peu comme nous »
Moi qui m’étais imaginé que le Rockstore est à plusieurs centaines de mètres de l’hôtel, je découvre que je suis à moins de cinq minutes (que dis-je, trois !). C’est donc assez rapidement que j’arrive devant la salle, située au début de la Rue de Verdun qui fait angle à la Rue Jules Ferry longeant la gare. Comme d’habitude, une petite masse de jeunes est devant la salle. Je devine le nombre approximatif des fans : plus au moins 300 personnes. Et tout le monde n’est pas arrivé car d’autres grossiront les rangs jusqu’à l’ouverture des portes.
Au plus je m’approche de la masse, au plus je commence à ressentir le genre d’atmosphère qui y règne. Je vous dépeins grossièrement le tableau :
Mais bon, je prends mon mal en patience jusqu’à 19H00, en continuant d’observer et d’écouter les fans. Et là je réalise que plus le temps passe et plus ça empire sur le type de public présent, hormis une poignée qui « sauve les meubles ». Pour rappel, j’ai assisté à bon nombre de concerts, toutes catégories confondues, alors quand je vois « ça », j’ai honte. Quoi qu’il en soit, je n’ai guère le choix et je compose avec. Je tente aussi de joindre Galou par téléphone mais je tombe directement sur son répondeur. Je finis par lui laisser un message, lui disant qu’on tentera de se voir à l’intérieur.
Welcome to nothing worry about !
Les minutes s’écoulent. La salle est assez calme. Durant ce temps, un gars du staff s’affaire aux derniers essais de micros et réglages des instruments. A ce propos, le guitariste karyu a un modèle ESP des plus contrastants que ses grattes utilisées lors de live précédents : celle avec laquelle il joue ce soir est blanche, ornée d’un très beau motif noir avec l’extrémité du manche ayant la forme d'un pas de chaussettes (chausson ?) à la japonaise. Rien à voir avec ses guitares antérieures de forme plus basique et de couleur sombre.
Environ une heure se passe avant que la salle ne plonge dans l’obscurité totale. A cet instant, les fans hurlent et scandent le nom du groupe de plus en plus fort. Les secondes paraissent une éternité ! Soudain une musique d’intro aux allures de Beetlejuice annonce +D’espairsRay+ qui finit par enfin monter sur scène : d’abord Tsukasa, puis Karyu suivi de Zero, en enfin Hizumi. Chacune de leur apparition provoque une vague d’hystérie qui atteint son paroxysme avec le vocaliste ! En ce qui me concerne, je suis ravie de les revoir après trois ans et je remarque que ces messieurs ont changé de style vestimentaire qui est plus soft qu’a accoutumée. Mais ce n’est point le détail qui prime ici.
+D’espairsRay+ entame son set par un titre qui m’est inconnu, et qui après écoute de [REEDEMER], cela semble être Lizard. D’entrée de jeu, les fans sont surchauffés et je ressens déjà l’ambiance qui durera environ deux heures. Le groupe offre à son public un florilège de titres allant du single BORN au tout dernier sorti. A mon grand désespoir, la chanson Facism issue de [TERRORS] ne sera pas jouée ce soir.
Quelques minutes passent et j’entends les premiers accords de ma chanson phare : Marry of the Blood ! Curieusement, l’air du violon n’est pas de la partie. Ce qui me surprend car le sample était joué lors des lives que j’ai vu. Sauf si le groupe joue la version de [Coll : set] mais quoi qu’il en soit, je prend mon pied en regrettant presque qu’elle se finisse. Autre détail aussi, lorsque je dis aux filles à côté de moi le nom du morceau, presqu’aucune ne percute ! Elles me donnent l’impression de ne pas connaître ou ne plus s’en souvenir alors que cette chanson revient régulièrement en live ! Pour rappel, Marry of the Blood a été rééditée sur quelques cds, dont notamment [BORN] sorti en 2004.
S’ensuit une très courte pause durant laquelle +D’espairsRay+ s’octroie une gorgée d’eau avant de repartir de plus avec un titre dont le nom m’échappe à l’heure où j’écris ce report. Ma foutue mémoire…
Juste après la dernière note, dans un brouhaha de cris et d’applaudissements, j’entends hurler quelque chose comme « karubi ! » par deux fans qui ne cesseront de nous gratifier de termes en japonais sur tous les breaks, sans oublier le traditionnel « aishiteru » machin ou truc.
Vient alors Kouhaku qui me happe immédiatement par une mélodie douce et transcendante. Ni trop rythmée, ni trop lente, elle a l’avantage de reposer les esprits permettant de profiter de la voix de Hizumi, ce qui est loin de nous déplaire !
C’est après que ça devient intéressant, car en guise de « break », +D’espairsRay+ improvise (ou non ?) une sorte de Battle Guitars entre Karyu et Zero. Enveloppés à tour de rôle dans un halo de lumière, chacun se lance sur une mélodie de leur choix. C’est d’abord Zero qui s’y colle, suivi de Karyu, puis à nouveau le bassiste pour terminer en guitare sur l’air principal d’une chanson traditionnelle « Sakura » [ndlr : cet air fut utilisé pour une publicité des produits Obao au milieu des années 90].
À peine cet interlude terminé, +D’espairsRay+ amorce une chanson dont les rythmes sont à milles lieux de l’ambiance glauquesque à leurs débuts. Sixty Nine a peut-être un nom évocateur, elle est loin de m’attirer. Elle se laisse cependant écouter bien que je m’éfforce de participer, histoire de rester active. Sans transition, Hizumi annonce la suivante : Closer To Ideal. Quel bonheur de la réécouter en live ! C’est toujours aussi bon qu’à Nagoya, d’ailleurs j’ai l’impression de me retrouver au Bottom Line, que de souvenirs !!!
Nouveau break ponctué de cris en tout genre avant qu’ Hizumi nous adresse la parole. Chacune de ses phrases se finit par des « ouaiiisss !!!! » des fans. Personnellement, je ne comprends pas grand-chose à ce qu’il raconte. Les filles à côté de moi non plus d’ailleurs. Mais qu’à cela ne tienne, on l’excuse volontiers !
Le groupe continue sur sa lancée avec un de mes morceaux favoris de [Coll : set] ! Sur le coup, ma mémoire me fait défaut sur le nom exact. Puis en me repassant l’album ça me revient : Infection ! (en plus Hizumi l’avait annoncé juste avant, sauf que je n’ai pas dû prêter attention.) En tout cas, elle passe toujours bien sur scène ! S’ensuit un prélude aux teintes glauques dignes d’une musique de films a suspense qui introduit un titre tout nouveau pour moi. Dès les premiers riffs, mon cœur s’emballe et je me laisse rapidement entraînée par les mélodies et le chant. La seule chose que je retienne (quand c’est en anglais) c’est I wanna break out ! break out !. Lorsque je commence à vraiment être dedans, la chanson prend fin brutalement pour être suivie de Mirror.
Alors là, changement de registre. Autant la précédente est mélodique, autant celle-ci est plus soutenue et rappelle un peu l’ambiance de [Coll : set]. Les mélodies ne sont pas déplaisantes et le vocaliste nous prouve une fois de plus son aptitude à la langue de Shakespeare avec son fameux "break ze mileul " .
Encore une petite pause où je me mets à hurler des morceaux comme « Facism » ou « MaVERICK », en espérant que peut-être qu'ils les interprètent sur scène. Je peux toujours tenter, qui sait ? Ce serait une manière de finir le show en apothéose, et pour quelques uns de les « découvrir » si ce n’est pas encore fait. Ce qui prête à sourire aussi, c’est de m’entendre gueuler des titres du groupe pendant que d’autres s’éclatent avec des « Hizo ! » ou « aishiteru » bidule. Et encore ce « karubi » là…qui commence sérieusement à m’intriguer. Enfin ce n’est pas trop le sujet.
J’en reviens au live où +D’espairsRay+ démarre la seconde partie du set par une chanson aux sonorités « new wave ethnic ». Tout comme pour deux autres avant elle, la douceur des mélodies et l’atmosphère qu’elle dégage me surprend agréablement ! Elle me fait penser à Enigma à leurs débuts. En tous cas, la rythmique en est assez proche je trouve. Et en écoutant [REEDEMER] je pose un nom sur elle : PARADOX 5. C’est encore au moment où je commence à l’apprécier, que la suivante ne tarde pas à se faire entendre. J’ai nommé Garnët, qui est loin d’être inconnue parmi nous à tel point que quelqu’un derrière moi gueule son nom sur la seconde ! Et c’est parti pour quelques minutes de pur bonheur où Hizumi scande un truc comme « Jump ! jump ! jump ! » et où nous lui faisons écho en retour. L’ambiance, déjà bien surchauffée, monte d’un cran. Quant à moi, je n’en perds pas une miette, tellement c’est énorme ! Du coup, je me mets à espérer qu’ils nous fassent d’autres morceaux anciens comme ceux que je réclame sur les breaks. Si au moins ils nous font cet honneur, j’en serais plus que comblée !
Fini de rêvasser, la réalité me rattrape quand Garnët glisse sur sa fin et où j’accompagne Hizumi au chant. Une nouvelle vague de cris remplit le Rockstore à un niveau de décibels qui laisse bien comprendre qu’elle est toujours bien accueillie en live.
La suite du set est constituée de titres des deux derniers albums que j’entends pour la première fois. Je tente de rester attentive sur une bonne partie des chansons, et j’en profite aussi pour observer ce qui se passe dans le public et sur scène. Car depuis la reprise de la deuxième partie, le concert prend une tournure plus enjouée.
Je commence par +D’espairsRay+ qui en plus d’enchaîner les chansons les unes après les autres, montre encore qu’ils savent dynamiser leurs shows :
Hizumi : non content de nous émouvoir avec sa voix, il fait également office de « chauffeur de salle » en
n’omettant pas de bien se faire voir en grimpant sur le matos posé en bord de scène. Il se déplace de temps à autre et n’hésite pas à titiller les tous premiers rangs. A ce propos, quand il se
trouve vers mon côté, en s’approchant de nous, le pauvre se cogne malencontreusement la tête contre un projecteur, et se retrouve assis sous le coup du choc ! Mais pas déstabilisé pour un
yen, il reste ainsi un bon moment avant de se relever et rejoindre sa place.
Zero & Karyu : autant le premier a une attitude calme, autant le second est un hyperactif sur scène !
Néanmoins, les deux compères s’affairent à interagir avec les fans en se posant très fréquemment sur le bord, pour le plus grand plaisir de leurs admiratrices respectives.
Tsukasa : de par sa position scénique, je ne vois pas grand-chose si ce n’est des mouvements de bras frappant les timbales et autres caisses. Mais à l’entendre jouer, il est toujours autant concentré et précis dans son jeu.
Passons maintenant au public.
D’ordre général, ça n’a pas hurlé à tout bout de champ sur la durée du concert. Ce qui est tout de même fort appréciable !!!
Là où je déplore le comportement déplacé et un manque de respect envers les musiciens, c’est lorsque les deux guitaristes se font allégrement tripoter par une masse de mains baladeuses chaque fois qu’ils ont le « malheur » de rester quelques instants en bord de scène. Je vois encore cette fille qui passe le plus clair de son temps à laisser sa main posée (voir agrippée !) sur le haut de la cuisse de Karyu, à seulement quelques centimètres de son…enfin vous devinez…
Bref j’ignore comment les guitaristes gèrent ce genre d’attitude pour le moins gênante tout en restant concentré sur leur jeu, mais je me sens embarrassée pour eux à chaque fois. Non décidément, je ne saisis pas encore ce type de comportement « sans gêne » de la part de fans. Et j’ajoute que c’est que dans les concerts « visu » que j’assiste à ça.
Une autre anecdote aussi, survenue subitement pendant cette seconde moitié de live, et qui reste pour moi l’un des moments les plus inhabituels qui m’est été donné de voir :
Un jeune homme à la chemise blanche monte soudain sur scène, attrape en un temps éclair des médiators accrochés au micro de Karyu et se fait éjecter dans la foule, percutant dans sa chute une fan à laquelle il s’excuse. Pensant que l’incident est clôt, je me retourne vers la scène et là je vois le roady au look « moine shaolin » qui s’élance vers le jeune et l’immobilise en lui bloquant les bras derrière le dos. Ce faisant, il l’emmène manu militari hors de notre vue !
Après, je ne l’ai pas revu à sa place de départ, donc peut-être qu’il a été prié de quitter les lieux.
En voyant cette scène, et avec du recul, je me demande si cela vaut la peine de faire une démonstration de force pour des petits bouts de plastique, alors qu’aucun des membres n’est blessé ? Parceque dans le fond, l’acte en soi me paraît exagéré vis-à-vis de la cause de l’ « incident ». Ensuite j’admets que de piquer des médiators sur scène est déplacé et que le roady ne fait que son travail, car y’a des limites à ne pas franchir.
Retour sur le déroulement du live. Parmi les morceaux qu’interprète le groupe, seuls deux d’entre eux attirent mon attention.
Le premier débute après une courte pause où la même fille qui gueule « karubi » lance ah ! Screen !!! avant que la chanson ne démarre. Puis une intro lancinante avec la voix suave et mélancolique d’Hizumi commence à me donner des frissons ! Malheureusement, je regrette encore que des demoiselles autour de moi se fichent de ce qui se passe et continuent de papoter et de s’esclaffer ! C’est quand les choses sérieuses arrivent avec des riffs soutenus qu’elles se taisent…Screen continue son petit bonhomme de chemin, et plus ça avance je suis sous le charme !
Quelques titres s’enchaînent et là résonne une rythmique presque similaire à la première piste du single [gemini]. D’ailleurs j’ai cru que c’était celle-là et je réalise rapidement qu’il n’en est rien. Il n’empêche que la chanson botte pas mal !
Toujours pendant qu’elle est jouée, vers le milieu du morceau Hizumi en profite pour faire la présentation des membres à tour de rôle. Chacun y va de sa petite improvisation lorsqu’il entend son nom. Le plus drôle c’est quand le vocaliste se présente à…lui-même ! Sacré lui !!!
La chanson repart de plus belle, puis deux ou trois suivantes où la « last song » clôture cette deuxième partie. Pour autant le concert n’est pas terminé puisqu’un rappel va avoir lieu. Alors en attendant, une pause plus longue se fait ressentir, rendant les fans de plus en plus impatients : ça hurle le nom du groupe, ça tape des pieds et on entend même un « vous êtes fatigué ! ♪ ».
+D’espairsRay+ revient (enfin !) sur scène sous un déferlement d’acclamations ! Là encore, le vocaliste nous gratifie d’un discours mais cette fois en français. Il prend le micro et invite ses comparses à nous lâcher un petit mot. Voici donc une retransmission de ce qui a été dit :
« Vous êtes de Montpellier ? » [public : ouaiiiissss !!!!!]
« Vous m’avez manqué ! » [cris du public]
Puis Hizumi se tourne vers le guitariste et lance « Dis quelque chose Karyu !».
Il s’exécute et hurle « On vous aime ! » [hystérie dans la salle].
Ensuite tout le monde scande le nom du bassiste Zero d’où on entend un timide mais néanmoins charmant « On vous aime ! » [hystérie dans la salle].
Juste après c’est au tour du batteur : « Tsukasa ! », « Tsukasa ! », « Tsukasa ! ». Ce dernier, visiblement gêné, tente désespérément de se dissimuler mais peine perdue ! Hizumi s’approche de lui et lui tend le micro. C’est alors qu’émane d’une voix virile un « Je t’aime ! » faisant hurler de joie les admiratrices de monsieur !
Un riff de gratte s’échappe permettant au groupe d’achever leurs fans avec BORN, HOLLOW et Fuyuu Shita Risou 浮遊した理想 (qui fut jouée en première piste au Nouveau Casino à Paris en 2004 !). Le rappel terminé, +D’espairsRay+ remercie la salle avec les traditionnels lancés de médiators, de baguettes, avec en primes des…crachats d’eau (!!!) avant de regagner les loges.
Et alors que nous pensons que tout est bien fini et que les lumières vont se rallumer, on voit soudain Tsukasa revenir sur scène,
flûte en main ! Sans tarder, il joue un air qui m’hypnotise : à la fois apaisant et mélodieux. Que c’est magnifique !!! Et il joue sacrément bien le bougre ! Toutefois je
suis incapable de dire si cet air provient d’une composition personnelle ou d’un autre. Ce n’est qu’après recherche que je découvre qu’il s’agit du thème principal de l’anime japonais
Princesse Mononoke. Le batteur reçoit une salve d’applaudissements lorsqu’il eut finit et rejoint définitivement ses comparses. La salle se rallume, fin de la pièce.
Pas d'after, mais heureuse quand même !
Encore emerveillée par le concert, je tente de trouver Galou dans les rangs pendant que le Rockstore commence à se vider. Je finis
par l'apercevoir de l'autre côté de la salle, dos tourné. Je m'avance vers elle et lui tapote l'épaule, elle se retourne. Elle a l'air complètement épuisée ! Elle a dû se donner à fond et ça se
voit ! Autour d'elles, des filles qu'elle connaît mais qui me sont totalement inconnues. L'une d'entre elles me dit son nom mais je n'ai pas bien entendu. Faut dire que mes oreilles bourdonnent
encore. N'ayant pas eu l'occasion de parler avec Galou aujourdhui, j'entame la conversation mais je devine qu'elle a pas la tête à ça. Non pas qu'elle me boude, c'est qu'elle est apparemment
très fatiguée et n'aspire qu'à une chose: aller prendre sa douche. Pas de soucis, je comprends et je la laisse récupérer de son côté.
Quant à moi je rentre à l'hôtel. Alors que j'aspire à du repos, je passe une nuit difficile car un couple de jeunes au langage "wesh wesh" a jugé bon de s'engueuler de très longues minutes en pleine rue pour une histoire débile à propos d'un numéro de portable. Une dispute sur fond de jalousie et franchement la mentalité de la nenette volait au plus bas... Donc merci à eux de m'avoir fait partagé ces moments intimes (et inutiles) dont tout le monde se passerait bien. Un homme a même crié qu'ils se taisent, ce à quoi la fille réplique un "ta gueule !!!!" en bonne et dûe forme... Un comble alors que c'est elle et son mec qui emmerdent tout le quartier ! [Je précise que le son porte plus fort en décibel la nuit, j'avais donc la sensation de les entendre de ma chambre]. Je me réveille les yeux dans le gaz, et regagne la gare pour rentrer sur Lyon peu avant midi.
Que retenir de leur concert ?
En définitive, aucun regrets d'y être allée !!! Le groupe a offert un live propre, et la setlist était pas mal même si je ne connaissais pas les deux derniers albums. Les membres m'ont semblé en forme et ravis de jouer ce soir au Rockstore. Nul doute encore qu'ils repasseront en espérant qu'ils élargissent leur découverte de notre pays. En tout cas, ça sera toujours un plaisir de les revoir en concert car jusqu'à présent ils ne m'ont pas déçue !!!
Je suis désolée de n'avoir pu rester te parler plus longtemps... >.<
Au plaisir de te revoir un de ces 4!! =)
J'essaye de terminer les autres en retard, faut (juste) que je me motive ^^;;;