[Report D'espairsRay] HUMAN CLAD MONSTERS EU TOUR@Strasbourg
Samedi 2 octobre
La Laiterie, Strasbourg
A l’occasion du nouvel album MONSTERS sorti en juillet, D’espairsRay revient pour une tournée à travers l’Europe intitulée Human Clad Monsters EU Tour. Par ailleurs, quelques jours plus tôt sur le site officiel, le groupe annonce qu’il se met en pause pour raison de santé du vocaliste. Ce qui donne un sens marquant d’assister à l’un de leurs shows puisque la tournée prend des allures de « der des der », bien qu’à l’heure actuelle il reste difficile de dire combien de temps ce break va durer.
Deux dates françaises sont au programme : Strasbourg et Paris. J’ai opté pour la première car j’aime changer d’environnement et découvrir de nouveaux lieux. J’avais songé aussi à me rendre sur Paris et au final, j’ai abandonné car je commence à me lasser de la capitale.
Après presque 5 heures de train, j’arrive (enfin) à la gare de Strasbourg et je trouve sans peine mon hôtel à proximité. C’est le début de l’après-midi, l’ouverture de la salle est prévue à 19H, j’ai le temps de me reposer et de prendre mes repères pour me rendre à la Laiterie.
Peu avant 18H, je pars en direction de la salle : 10 minutes de marche et me voilà arrivée dans la rue Howald. Une toute petite rue qui ne paye pas de mine avec au fond à gauche, La Laiterie. Je n’ai d’ailleurs pas de mal à reconnaître les lieux puisqu’une masse se profile à l’horizon avec un énorme bus garé devant !
Sachant que Galou assiste au concert, ainsi qu’Eric (que je n’avais pas revu depuis le Coupling Tour DespairsRay/Kagerô en octobre 2005 !), je les cherche du regard au fur-et-à mesure que j’avance vers la file mais je ne les trouve pas. Ce n’est pas grave pour autant, je finirais bien par tomber sur eux ! En attendant, je me poste sur le côté, m’allume une clope et patiente.
Pendant ce temps, je vois Galou arriver avec une de ses amies. Elle ne me voit pas. Je m’approche et lui tapote l’épaule. Elle se retourne : « Salut ! » me lance-t-elle ! Enfin on peut se parler. Faut savoir que l’an dernier à Montpellier, on s’était à peine vues, du coup on va en profiter. Elle me présente la fille avec elle : Marina.
On se poste un peu plus loin, voulant scrupuleusement éviter d’être compressées dans la file jusqu’à l’ouverture. Et puis avec du recul, et le nombre de concerts vus, je me suis lassée de faire le pied de grue des heures. Galou aussi d’ailleurs. A peine installées dans notre petit coin, subitement l’unes d’entre elles remarque Hizumi faisant signe à la fenêtre. Bien sûr, Marina pense que ce signe lui ai adressé mais rien n’est certain. Puis je ne l’ai même pas vu le vocaliste…
Bref, nous entamons une discussion et le thème le plus récurrent est le look et l’attitude des fans croupis devant nous. Faut dire qu’il y a une palette de styles : parfois beaux, parfois excentriques ou du n’importe quoi. Quelques uns sont même trop « in » dans le Visual, des fans vont jusqu’ à vous parler en…japonais ! (alors que physiquement nous sommes loin d’être originaires de l’archipel). C’est là qu’arrive Eric accompagné de son frère et un pote, Vincent. Ils rejoignent notre conversation qui va bon train au fil des minutes.
C’est l’heure, on décide de se mettre en fin de file qui, à notre grande surprise, s’étend plus qu’on ne l’avait supposé. Mais avant, on admire le « lancé de fauves » au moment de l’ouverture des portes. Tous ces jeunes ados qui courent un à un jusqu’à la première barrière de sécurité, ça vaut le coup d’œil ! En particulier pour le look avec une mention toute spéciale à une fille habillée d’une robe en velours rouge (style bustier) et du gars sorti de la famille des Bidochon arborant de magnifiques lèvres d’un rose fuschia prononcé et de superbes boucles d’oreilles blanches.
Après de longues minutes d’attente, nous franchissons les barrières de sécurité sans problème et nous entrons dans le bâtiment. Avec le frère d’Eric, nous prenons des tickets pour des boissons. Je jette un rapide coup d’œil au stand des goodies qui fait face à la salle, puis je me dis que j’irais plutôt à la fin car le concert ne va pas tarder. Vincent nous rejoint et nous nous dirigeons jusqu’à la grande salle qui est déjà bien remplie. Eric nous avait conseillé de nous mettre dans les gradins pour avoir une meilleure vue d’ensemble. On trouve une bonne position vers les régisseurs de son et lumières, et la vue sur la scène est nickel.
Le show va débuter et déjà les fans montrent leur impatience en scandant « Despa ! Despa ! Despa ! ». Mais curieusement je ne ressens pas de réélle euphorie comme pour d’autres concerts. Pourtant ça crie à chaque apparition du roadie, le fameux « moine Shaolin » qui était présent à Montpellier (son nom doit être Taguchi si je me souviens bien).
「Rayon de désespoir sur la scène de la Laiterie」
Soudain les lumières s’éteignent. Une musique d’intro résonne sous les cris des fans, qui montent en décibels lorsque DespairsRay débarque sur la scène ! Dans l’ordre d’apparition : Tsukasa (batterie), suivi de près par Zero (basse) et Karyu (guitare), puis quelque secondes plus tard, Hizumi (chant) !!! Ce dernier fait hurler de joie ses admiratrices de par sa seule présence.
Sans tarder, ils entament leur set par un titre issu de MONSTERS, Death Point:
Bien qu’elle soit dans la lignée de ce que le groupe a composé sur les deux albums précédents, elle est loin de me mettre une claque dans la gueule. Contrairement à la majorité dans la salle qui s’électrise au rythme du morceau. S’ensuit un autre titre du nouvel album : Dope. Alors là, mon cœur s’emballe et je ne décroche pas jusqu’à la fin ! Puis ils continuent sur REEDEMER, titre éponyme de l’album précédent qui passe très bien en live avec son tempo aux accents déchirés.
Soudain, changement de rythme. Hizumi annonce une autre chanson de MONSTERS qui n’a rien à voir avec ce que j’ai pu entendre d’eux puisqu’elle a des airs d’électro dance. Love is Dead met le public en transe, pour le plus grand plaisir du groupe ! Puis vient Thirteen qui fait bizarrement penser à l’ère grotesque de l’âge d’or de Marilyn Manson avec un tempo aux allures de marche militaire en début de morceau.
La suite du set est composé de morceaux tels que Abel to Caine, Infection, DAMNED ou encore In vain. Le groupe enchaîne sans prendre de petites pauses, ce qui me surprend par moments. Il n’empêche que DespairsRay prouve encore une fois sa maîtrise du show :
- Tsukasa toujours aussi précis et concentré sur sa batterie. Et de là où je suis, je peux (enfin !) le voir distinctement jouer et c’est un régal !
- Zero, le membre le plus calme sur scène mais qui nous gratifie de quelques gestuelles rigolotes comme pour Death Point où il tournicote sur lui-même.
- Karyu est un peu plus extraverti que son confrère. Il bouge fréquemment d’un bout à l’autre de la scène et n’hésite pas à prendre des poses devant les appareils photos numériques braqués devant lui !
- Hizumi reste égal à lui-même, tentant de faire participer le public sur des passages phares et communique pas mal avec son public.
Je remarque cependant des différences par rapport au déroulement du concert de Montpellier: aucun "fan service" du groupe avec présentation des membres et d'interludes entre chansons. Non le groupe a décidé d'agir autrement pour ressembler plus à la forme générale mais quoi qu'il en soit, DespairsRay semble content d'être là et c'est l'essentiel.
De mon côté, je tente de profiter un maximum de ce qui se passe devant moi et tou en jettant des coups d’œil vers le public. Et je constate que contrairement à l’accoutumée dans les concerts de ce type, l’assistance semble plus retenue dans son attitude. Pas de pogos ni de slams, tout juste un public qui sautille et qui lève les bras. Je ne vois pas non de headbangues, peut-être parceque certaines chansons ne s’y prêtent guère, comme Abyss qui coupe littérallement l’ensemble avec ses rythmiques calmes et reposantes.
C’est pour mieux réveiller tout le monde que DespairsRay entame Lost In Rebirth, suivi de deux titres dont HOLLOW avec lequel j’ai toujours du mal à accrocher. Tant pis je prends mon mal en patience en tentant de prendre d’autres clichés de la scène.
Lorsque ça se termine, Hizumi annonce la dernière: Garnët !!! L’intro de la plus vieille chanson du set résonne, Les fans sont hystériques et s’éclatent dessus. Tout de suite, je mets mon appareil en mode vidéo pour ne rien râter de cet instant magique :
Malheureusement toute chose a une fin et le groupe sort de scène sitôt terminée. Nous savons qu’il y a un rappel (comme d’habitude), et notre attente ne sera pas longue puisqu’au bout de dix minutes ils nous reviennent habillés du t-shirt de la tournée !
Un rappel qui n’est constitué que deux titres : Forbidden et Mirror. Même si ça passe bien en live, je suis d’autant étonnée par la durée que par le choix des pistes. J’aurais vu un Marry of the blood (qui n’est pas présente dans la set alors qu’il la jouait à chaque live quasiment) et un bon Fuyuu Shita Risou histoire de mettre tout le monde d’accord et de finir en apothéose ! Mais bon, le groupe a fait son choix, je respecte.
Comme d'habitude, le moment de quitter pour de bon la scène voit son lot de lancés de médiators et de baguettes sur le public, au diapason des cris et supplications des fans dans la fosse. Chanceuses sont donc celles qui réussissent à attraper un bout de bois ou un bout de plastique.
La salle se rallume, des techniciens commencent déjà à débarrasser la scène.
Avec Vincent, on ressort de la salle et on se poste au bar. Après un coca bien frais, je vais au stand des goodies d'où je prends le hoodie et le girlie de la tournée. Entre-temps Galou et Marina arrivent vers nous et nous disent qu'elles doivent partir. De notre côté, on décide de se faire un petit after dans un pub irlandais. Sur place, je fais la connaissance d'autres amis d'Eric tout en discutant de nos impressions du concert. Puis il est temps de rentrer chez soi. Vu l'heure tardive et ne sachant point les lieux pour retourner à l'hôtel, Vincent me fait la gentillesse de me raccompagner. Je l'en remercie et regagne ma chambre pour une bonne nuit de sommeil, avant de prendre le chemin retour pour Lyon.
Que retenir du show ?
Malgré des différences sur le déroulement du concert, DespairsRay a offert à son public un show propre et bien orchestré, quoique un poil court à mon goût. Le son et l'accoustique de la salle étaient nickel, et les fans m'ont semblés plus retenus pendant le concert.
Néanmoins, je ne regrette rien puisqu'au final la setlist était pas mal dans l'ensemble (seule HOLLOW ne passait pas pour moi):
Death Point
Dope
REDEEMER
Love is dead
-Thirteen-
Abel To Caine
DAMNED
In vain
Infection
Human Clad Monsters
Devil’s parade
Abyss
Lost in rebirth
Trickster
HOLLOW
Garnët
Encole
Forbidden
Mirror
Tout ce qu'il reste à espérer c'est que DespairsRay nous revienne plus en forme que jamais avec un futur album aux airs de "retour aux sources" (quoi on peut bien rêver, non ?).